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22 juin: Fête de la musique / Carte blanche à Okraïna au Théâtre de la Vie

FDM2013 OKR 640

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Re-Création II: Gwénola Carrère et Okraïna au Théâtre de la Vie

Re-Creation II OK640Jeudi 20 juin – gratuit
dès 19h
vernissages expositions
Gwénola Carrère
Atelier Radar
20h30
spectacle petite forme
Annelies Vanhullebusch

Vendredi 21 juin – 8 €
20h
projections des films d’animation
du Laboratoire d’images
(e.a. Gwénola Carrère, Éric Lambé, Stéphane Blanquet, etc.)
21h
concert
Carl et les Hommes-Boîtes

Samedi 22 juin – gratuit
dès 18h
Fête de la Musique / Carte blanche à Okraïna
Two Pin Din
Arlt
DJ Elephant Power + mystery guest
Gangalai & Gourabai
Hugues Warin + Maxime Bodson

Théâtre de la Vie
45 rue Traversière – 1210 Bruxelles (Saint-Josse)
02 219 60 06

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Okraïna #2 : compilation La Ballade du beau regard

okraina2_640pix

compilation La Ballade du beau regard
okraïna #2
double 25cm (4 faces) / double 10 inch

face A (/ A side)
1+2/ Larkin Grimm (+ Anne Collet, Paul LaBrecque) They Were Wrong + Be My Host  8’20 »

face B (/ B side)
1/ Cam Deas As Spring Fell From the Leaves 11’55 »

face C (/ C side)
1/ Micah Blue Smaldone The Red River 6’30 »
2/ Jack Allett (aka Spoono) Things Were Magical Then 4’35 »

face D (/ D side)
1/ Metzger, LaBrecque, duchamP & Naan August 29th 2009 9’00 »
2/ Paul Metzger Compositionem Automaton – 4’11 »

Enregistrements live par daniel duchamP de concerts dans le Caveau sauvage ou les Écuries de la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve (en Belgique) e.a. lors des résidences de musiciens de Larkin Grimm, Paul Metzger et Cam Deas. « Attesté depuis le XVIe siècle sous la forme Bierwart, le mot Biéreau signifie « belle vue » ou « beau regard », du wallon « bia » (beau) et « rwârt » (regard) » (wikipedia).  – – – – Live recordings by daniel ducamP of concerts in the cellar (Caveau sauvage) or old horse barn (Écuries)  of the Ferme du Biéreau in Louvain-la-Neuve (Belgium) a.o. at the occasion of the musician’s residencies of Larkin Grimm, Paul Metzger and Cam Deas. The title of the compilation refers to the etymology of the name Biéreau: Beau regard (in French) from Bia rwârt (in walloon): Beautiful sight.

Enregistrement et mastering (/ Recording and Mastering)
daniel duchamP – Louvain-la-Neuve

Illustration (/ Artwork)
Gwénola Carrère – Bruxelles, 2012

15 euros
+ frais de port (/ + shipping costs)

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Okraïna #2: test pressings !

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Visuellement rien ne ressemble plus à un test pressing qu’un autre test pressing. C’est au niveau du son que ça se passe. Et le son est bon. Les machines à l’usine sont lancées.

Le disque arrivera quand même 5 à 10 jours après les concerts belges de Micah Blue Smaldone (on en reparle). Grrr…

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La Chute, court métrage de Gwénola Carrère au festival Anima

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L’affiche du film.

Gwénola Carrère, illustratrice attitrée du label Okraïna, présentera ce mardi soir son premier court métrage d’animation à Bruxelles :

Festival Anima
Flagey  – Studio 4
Mardi 12 février 21h30
Séance C’est du belge n°2

La Chute
France-Belgique, 2012 – 4’41 » – musical – sans dial.

C’est l’histoire de Lola, une adolescente, qui apprend à aimer la vie en découvrant la peur et la mort. Elle tombe dans un monde intérieur qui l’aspire irrésistiblement, la malmène, la digère, la secoue pour la recracher à la vie plus vivante et joyeuse.

Idée, histoire, univers graphique : Gwénola Carrère.
Scénario : Gwénola Carrère, Benoît Henken, Stéphane Taquet.
Dessin, animation : Gwénola Carrère, Alexia Cooper, Carolina Aleixo Ramos, Laura Marchant, Florie Goffette, Giorgi Kabourofski, Hélène Loridant, Camille Gervais.
Musique: DJ Elephant Power.
Production: Le Laboratoire d’images.

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nouvelle mini tournée d’Éloïse Decazes et Eric Chenaux

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Les trois soundchecks / moments d’installation d’Eric Chenaux lors de la mini tournée belge d’octobre 2012 photographiés par Éloïse Decazes: Le Caveau sauvage (Louvain-la-Neuve), La Médiathèque (Charleroi) et le Beauhaus (Bruxelles).

Bien commencer l’année 2013 avec une nouvelle mini tournée d’Éloïse Decazes et Eric Chenaux, s’orientant une fois de plus, plutôt vers le Nord de leur port d’attache parisien. Mot d’ordre: « Nous irons en Flandre » ?

Dinsdag 8 januari – GentMorc HQ + Annelies Monseré
Mercredi 9 janvier – BruxellesBeauhaus
Vendredi 11 janvier – LilleMinor Place

Samedi 12 janvier – ParisLa Loge + Déjà Mu

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Okraïna #1 par Stéphane Deschamps dans Les Inrocks

inrocks02_szparagowskamise en abyme: une photo de beata szparagowska dans une photo de beata szparagowska


(…) Comme les enfants de La Nuit du chasseur, Éloïse Decazes et Éric Chenaux dérivent loin du monde des hommes, à contrecourant, jusqu’à la source magique du folk. On n’avait rien entendu d’aussi médiévalement beau depuis Emmanuelle Parrenin.

> toute la chronique de Stéphane Deschamps sur le site des Inrocks

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Okraïna #1 par Yann Tambour (Stranded Horse)

Après la première chronique spontanée d’Okraïna #1 (par Guillaume Duthoit pour le webzine Le Fond de l’air est French – cf. ici), le premier « texte de commande » sur le disque…

Au début de l’année, quand j’avais croisé Yann Tambour près de la place Flagey et que je lui avait annoncé que, quelques mois plus tard, j’allais sortir le CD-R d’Éloïse Decazes et Eric Chenaux en vinyle, il m’annonça – sans avoir l’air de bluffer – qu’il s’agissait là de son disque préféré de l’année 2011. À l’approche de la sortie du double 25cm je me suis donc mis en tête de lui « demander des comptes » sous forme d’une petite dissertation écrite. Au final, un texte très personnel prenant, comme il se doit, les libertés obligées avec les soi-disant règles de cet exercice quelque peu forcé :

J’étais peu convaincu par Arlt. Au début. Ça me faisait même assez peur. Et que mon entourage, celui-là même avec lequel je partage tant à l’habitude, s’agite frénétiquement, poste, blogue en veux-tu en voilà n’y changeait rien. C’était pour moi un jalon de discorde sur la route des consensus avinés de 5 heures du mat et c’était tant mieux. A peine besoin d’écouter.

Puis un jour, alors vaguement Lillois, je décidai d’aller croiser quelques trognes familières à l’occasion d’un concert dans le salon de mon ami Nico, pas peu surpris de me voir débarquer.

Je prétextai la curiosité, peu enclin à avouer mon besoin de voir de l’agitation autour de moi ce soir là, et posai donc mon suivant sur la moquette du salon, parmi les convives, en attendant le coup d’envoi, un brin blasé : comme il se doit.

Éloïse et Sing Sing, quasi-arqués au dessus de nous, me collèrent alors une tarte bien méritée. Ce qui me laissait jusqu’alors perplexe me parut soudain admirablement gonflé et je pris toute l’ampleur des phénomènes, chatouillé par la même excitation que pour Fontaine et Areski. Pour moi, c’était du lourd. Non, je ne compare pas Arlt à Fontaine et Areski. Disons juste qu’à ce moment, ils me parurent tout aussi importants. Et encore souvent après. Avec grâce et auto-dérision, involontairement borderline, ils me faisaient découvrir qu’il y avait finalement un Paris que j’aimais encore.

Avant, après, je ne sais plus. Toujours est-il que j’étais aussi méfiant quand on m’a parlé du projet solo de chansons médiévales d’Éloïse. À y réfléchir, sans doute plus avant qu’après l’avoir vue à l’œuvre, moment à compter duquel toute idée saugrenue de sa part n’aura pu qu’éveiller une curiosité sans bornes. Toujours est-il que j’en avais entendu parler avant. Je ne savais alors que craindre. La voir coiffée d’un casque en métal, lance à la main, entourée de deux lead guitars « flangées » dans une sorte de revival de Wishbone Ash?

Rien de cela, fsshiou. Les premières notes de son myspace me ramenèrent aux vénérées Sybille Baïer ou Linda Perhacs, avec un peu de la classe de la Françoise Hardy des sixties. Ces débuts m’avaient mis l’eau à la bouche et, la connaissant un peu mieux, je la tannai bientôt pour qu’elle me file un disque dès qu’elle l’aurait enregistré. Elle me passa vite un CD-R flanqué d’un dessin d’époque photocopié représentant un petit personnage nu et dodu, les jambes en l’air, exhibant son anus, et pétant des étoiles, qu’elle avait visiblement pris soin de rajouter elle-même.

 Que voulez-vous, il y en a qui savent me parler.

Ce disque, enregistré avec Eric Chenaux, que je connaissais peu alors, né d’une passion commune pour le Moyen Âge, n’a plus quitté ma platine pendant des semaines et y est repassé régulièrement des mois durant. Il est sans conteste mon disque préféré de l’année dernière. Des boucles de guitare élastiques et quelques notes fébriles égrainées ça et là, en figures libres, épousent étrangement les fluctuations de la voix d’Éloïse avec une précision d’orfèvre. Le tout forme un spectre qui lézarde et se meut telle une bête au sang froid, d’une grâce à tomber. Une diction douce, en trompe-l’œil, vous ramène parfois tout près des douleurs profondes d’une époque dont on se sent, à tord, si loin.

J’y vois parfois des analogies avec un autre disque qui m’a beaucoup accompagné. Il s’agit de Get on Jolly de Bonnie Prince Billy et du Marquis de Tren (aka Mick Turner), inspiré de poèmes de Tagore.

Certains diront, ce disque n’est pas pour toutes les oreilles. Sans doute. Pour ma part, si toutes les oreilles s’en nourrissaient, j’en serais moins misanthrope.

(Yann Tambour, Stranded Horse – octobre 2012)

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